{"id":377,"date":"2009-01-06T00:00:00","date_gmt":"2009-01-06T00:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.austerlitz.org\/fr\/2009\/01\/06\/instruction-du-general-schauenbourg\/"},"modified":"2009-01-06T00:00:00","modified_gmt":"2009-01-06T00:00:00","slug":"instruction-du-general-schauenbourg","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.austerlitz.org\/fr\/instruction-du-general-schauenbourg\/","title":{"rendered":"Instruction du g\u00e9n\u00e9ral Schauenbourg"},"content":{"rendered":"<p>L&#39;Instruction mise en pratique dans l&#39;arm\u00e9e du Rhin et Moselle y ayant \u00e9tabli l&#39;ensemble n\u00e9cessaire pour la relation en ligne des bataillons, celle-ci renfermera particuli&#232;rement les principes des grandes man&#339;uvres. On y ins&#232;rera n\u00e9anmoins une instruction pr\u00e9liminaire pour les mouvements successifs par pelotons, par divisions et par bataillons, afin d&#39;assurer l&#39;uniformit\u00e9 des moyens d&#39;ex\u00e9cution, et on y tracera la gradation des premi&#232;res parties de l&#39;ordonnance, que les circonstances ne permettent pas de pratiquer en entier.<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">On se conformera &#224; tous les articles du r&#232;glement des man&#339;uvres de l&#39;infanterie de 1791, desquels il ne sera pas question dans le courant de cette instruction ; le but de ce r&#232;glement n&#39;\u00e9tant pas de r\u00e9former l&#39;ordonnance de 1791, dont les principes sont tr&#232;s bons, mais d&#39;y faire quelques additions, que la pratique a d\u00e9montr\u00e9 n\u00e9cessaires dans quelques parties.<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Ces changements \u00e9tant soumis, pendant leur ex\u00e9cution, &#224; l&#39;examen des g\u00e9n\u00e9raux, pourront conduire &#224; une r\u00e9vision encore plus \u00e9tendue de l&#39;ordonnance, et former une instruction compl&#232;te qui ne devra plus &#234;tre chang\u00e9e qu&#39;apr&#232;s une r\u00e9vision nouvelle, fond\u00e9e comme celle-ci sur l&#39;exp\u00e9rience.<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">On exigera, ainsi qu&#39;il a \u00e9t\u00e9 dit dans la premi&#232;re instruction, que chaque officier instruise sa troupe, en raison de son grade ; on habituera m&#234;me les officiers aux fonctions du grade sup\u00e9rieur au leur, afin de ne pas trouver de difficult\u00e9s dans les remplacements.<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">On exigera que chaque officier se conforme rigoureusement aux moyens qui seront prescrits pour l&#39;ex\u00e9cution de chaque mouvement ; mais on laissera toujours au commandant d&#39;un corps le choix de la man&#339;uvre que son g\u00e9nie, le terrain et les circonstances lui feront pr\u00e9f\u00e9rer, pourvu que, dans l&#39;ex\u00e9cution de la man&#339;uvre, il ne change rien aux principes du m\u00e9canisme \u00e9tabli.<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Cette m\u00e9thode nous emp&#234;chera de retomber dans l&#39;enfance de notre tactique, dont les principes variaient au gr\u00e9 des chefs des corps et de chaque inspecteur. Ces changements, souvent adopt\u00e9s sans exp\u00e9rience, fatiguaient les troupes par une foulle de petits d\u00e9tails et d&#39;instructions subalternes, qui, au lieu de conduire les troupes &#224; l&#39;ensemble n\u00e9cessaire pour les grandes man&#339;uvres, ne mettaient pas deux r\u00e9giments &#224; m&#234;me de man&#339;uvrer en ligne. M&#234;me souvent deux bataillons ne savaient pas se prolonger exactement, quoique les principes de l&#39;ordonnance, quant &#224; l&#39;\u00e9cole du soldat, du peloton et du bataillon, fussent bien sup\u00e9rieurs &#224; ceux connus.<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Nous devons cet hommage &#224; nos anciens chefs, dans la classe des lieutenants-colonels et des majors, ainsi qu&#39;&#224; quelques officiers particuliers qui se vouaient &#224; leur m\u00e9tier ; les derniers r&#232;glements d&#39;exercice ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9s des mat\u00e9riaux fournis par plusieurs de ces officiers ; et l&#39;\u00e9cole des \u00e9volutions de ligne r\u00e9pondrait sans doute au reste de l&#39;ordonnance, si l&#39;on avait recueilli leurs observations sur cette partie, comme on l&#39;a fait sur les autres, et si le peu de rassemblements de troupes faits pendant la paix, n&#39;avait pas rendu les premiers chefs \u00e9trangers &#224; cette partie de l&#39;art militaire.<\/p>\n<div style=\"text-align: center;\">PREMI&#200;RE PARTIE.<\/div>\n<p><\/p>\n<div style=\"text-align: center;\">\u00c9COLE DU BATAILLON.<\/div>\n<p><\/p>\n<div style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-style: italic;\">ORDRE de bataille d&#39;une demi-brigade d&#39;infanterie<\/span>.<\/div>\n<p>Quelle que soit la place d&#39;une demi-brigade dans une division, le premier bataillon sera plac\u00e9 &#224; la droite, le deuxi&#232;me &#224; la gauche du premier, et le troisi&#232;me &#224; la gauche du deuxi&#232;me. L&#39;intervalle entre les bataillons sera de huit toises.<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\">Le premier bataillon de chaque demi-brigade sera compos\u00e9 de la premi&#232;re compagnie de grenadiers et des compagnies des 1er, 13e, 4e, 16e, 7e, 19e, 10e, 22e capitaines de fusiliers.<\/p>\n<p>Le second bataillon sera compos\u00e9 de la 2e compagnie de grenadiers, et des compagnies des 2e, 14e, 5e, 17e, 8e, 20e, 11e, 23e capitaines de fusiliers.<\/p>\n<p>Le troisi&#232;me bataillon sera compos\u00e9 des compagnies des 3e, 15e, 6e, 18e, 9e, 21e, 12e, 24e capitaines de fusiliers (<a href=\"#1\">1<\/a>)<a name=\"11\">, et de la troisi&#232;me compagnie de grenadiers.<\/p>\n<p>Les compagnies de grenadiers seront d\u00e9nomm\u00e9es 1re, 2e, 3e, d&#39;apr&#232;s le rang d&#39;anciennet\u00e9 de leurs capitaines. Les deux premi&#232;res seront plac\u00e9es &#224; la droite des premier et deuxi&#232;me bataillons, et la troisi&#232;me &#224; la gauche du troisi&#232;me bataillon (<\/a><a href=\"#2\">2<\/a>)<a name=\"22\">.<\/p>\n<p>Chaque compagnie formera un peloton. Les pelotons de grenadiers conserveront leur d\u00e9nomination ; ceux de fusiliers seront d\u00e9sign\u00e9s dans chaque bataillon par les num\u00e9ros depuis 1 jusqu&#39;&#224; 8, suivant l&#39;ordre qu&#39;ils occupent de la droite &#224; la gauche.<\/p>\n<p>Les premier et deuxi&#232;me pelotons de chaque bataillon formeront la premi&#232;re division ; les troisi&#232;me et quatri&#232;me pelotons, la deuxi&#232;me division ; les cinqui&#232;me et sixi&#232;me pelotons la troisi&#232;me division ; les septi&#232;me et huiti&#232;me pelotons la quatri&#232;me division.<\/p>\n<p>Les premi&#232;re et deuxi&#232;me divisions de chaque bataillon formeront le demi-bataillon de droite ; les troisi&#232;me et quatri&#232;me divisions le demi-bataillon de gauche.<\/p>\n<p>Chaque peloton sera partag\u00e9 en deux sections \u00e9gales, d\u00e9sign\u00e9es sous les noms de premi&#232;re et deuxi&#232;me section.<\/p>\n<p>Chaque compagnie sera form\u00e9e par rang de taille, de la droite &#224; la gauche. Le tiers compos\u00e9 des hommes les plus grands formera le premier rang ; le tiers compos\u00e9 des hommes de la moindre taille formera le second rang, et l&#39;autre tiers formera le troisi&#232;me rang. La distance d&#39;un rang &#224; l&#39;autre sera d&#39;un pied, mesur\u00e9e de la poitrine des hommes des deuxi&#232;me et troisi&#232;me rangs au dos de ceux qui les pr\u00e9c&#232;dent, ou &#224; leurs havresacs, quand le soldat en est charg\u00e9.<\/p>\n<p>Les pelotons de fusiliers de chaque bataillon seront toujours \u00e9galis\u00e9s pour man&#339;uvrer par bataillon ou par demi-brigade, en reversant des hommes des compagnies les plus fortes dans les plus faibles (<\/a><a href=\"#3\">3<\/a>)<a name=\"33\">.<\/p>\n<p><\/a><\/p>\n<div style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-style: italic;\"><a name=\"33\">Garde du drapeau<\/a><\/span><a name=\"33\">.<br \/><\/a><\/div>\n<p><a name=\"33\"><br \/>Le sergent porte-drapeau (<\/a><a href=\"#4\">4<\/a>)<a name=\"44\"> sera au choix du chef de bataillon. Il devra &#234;tre bien exerc\u00e9 &#224; se diriger sur les points de vue, et &#224; se placer en relation avec les drapeaux voisins.<\/p>\n<p>La garde du drapeau de chaque bataillon sera compos\u00e9e du premier sergent de chaque compagnie de fusiliers. Il est essentiel que ces sous-officiers soient exerc\u00e9s &#224; la cadence et &#224; la r\u00e9gularit\u00e9 du pas : quand le chef de bataillon ne les jugera pas assez instruits, il les fera remplacer par les deuxi&#232;mes sergents (<\/a><a href=\"#5\">5<\/a>)<a name=\"55\">.<\/p>\n<p>La garde du drapeau sera form\u00e9e &#224; la gauche du quatri&#232;me peloton, le porte-drapeau entre deux sergents au premier rang ; les six autres sergents aux deuxi&#232;me et troisi&#232;me rangs.<\/p>\n<p><\/a><\/p>\n<div style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-style: italic;\"><a name=\"55\">Places des tambours et musiciens<\/a><\/span><a name=\"55\">.<br \/><\/a><\/div>\n<p><a name=\"55\"><br \/>Les tambours de chaque bataillon, un caporal-tambour &#224; leur t&#234;te, et rang\u00e9s sur deux rangs, seront plac\u00e9s &#224; trente pas en arri&#232;re des serre-files, vis-&#224;-vis du cinqui&#232;me peloton (<\/a><a href=\"#6\">6<\/a>)<a name=\"66\">. Le tambour-major se tiendra &#224; la t&#234;te des tambours du deuxi&#232;me bataillon. Les musiciens seront en arri&#232;re des tambours du premier bataillon.<\/p>\n<p><\/a><\/p>\n<div style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-style: italic;\"><a name=\"66\">Place des officiers et sous-officiers des compagnies de fusiliers<\/a><\/span><a name=\"66\">.<br \/><\/a><\/div>\n<p><a name=\"66\"><br \/>Le capitaine se placera &#224; la droite de son peloton au premier rang.<br \/>Le lieutenant derri&#232;re le centre de la deuxi&#232;me section : il la commandera dans les \u00e9volutions par sections.<br \/>Le sous-lieutenant derri&#232;re le centre de la premi&#232;re section, dont il couvrira le flanc gauche dans les \u00e9volutions par section.<br \/>Le sergent-major derri&#232;re la droite de la deuxi&#232;me section, dont il couvrira le flanc droit dans les \u00e9volutions par sections.<br \/>Le premier sergent au drapeau de son bataillon.<br \/>Le deuxi&#232;me sergent au troisi&#232;me rang derri&#232;re le capitaine. Ce sergent, d\u00e9sign\u00e9 dans les man&#339;uvres sous le nom de sous-officier de remplacement, sera guide de droite de son peloton et de sa section.<br \/>Le troisi&#232;me sergent derri&#232;re la gauche de la deuxi&#232;me section : il sera guide de son peloton et de sa section.<br \/>Le quatri&#232;me sergent derri&#232;re la gauche de la premi&#232;re section.<br \/>Le caporal-fourrier derri&#232;re la droite de la premi&#232;re section.<\/p>\n<p><\/a><\/p>\n<div style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-style: italic;\"><a name=\"66\">Places des officiers et sous-officiers des compagnies de grenadiers<\/a><\/span><a name=\"66\">.<br \/><\/a><\/div>\n<p><a name=\"66\"><br \/>Le capitaine, le lieutenant, le sous-lieutenant et le sergent-major, comme dans les compagnies de fusiliers.<br \/>Le premier sergent sous-officier de remplacement.<br \/>Le second guide de gauche du peloton.<br \/>Le troisi&#232;me derri&#232;re la gauche de la premi&#232;re section.<br \/>Le quatri&#232;me derri&#232;re la droite de la premi&#232;re section.<br \/>Le caporal-fourrier entre le lieutenant et le sergent-major.<\/p>\n<p><\/a><\/p>\n<div style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-style: italic;\"><a name=\"66\">Observations<\/a><\/span><a name=\"66\">.<br \/><\/a><\/div>\n<p><a name=\"66\"><br \/>Le rang des serre-files sera plac\u00e9 &#224; deux pas derri&#232;re le troisi&#232;me rang.<\/p>\n<p>Dans le peloton de gauche de chaque bataillon, le guide de gauche sera plac\u00e9 &#224; la gauche du premier rang, et un caporal derri&#232;re lui, au troisi&#232;me (<\/a><a href=\"#7\">7<\/a>)<a name=\"77\">.<\/p>\n<p>Le cadre \u00e9tant essentiel &#224; la correction des man&#339;uvres et &#224; la police int\u00e9rieure des pelotons, quand un des officiers ou sous-officiers d\u00e9sign\u00e9s pour le composer, sera absent ou de service, le commandant de chaque compagnie d\u00e9signera d&#39;avance, dans un grade inf\u00e9rieur, celui qui devra le remplacer, et qui aura l&#39;autorit\u00e9 du grade qu&#39;il repr\u00e9sente, pendant la dur\u00e9e de son service. On exceptera de ces dispositions les fourriers et les quatri&#232;mes sergens de toutes les compagnies et les troisi&#232;mes sergens des grenadiers ; ces sous-officiers n&#39;ayant pas de fonctions particuli&#232;res en bataille ni en colonne, les places qui viennent de leur &#234;tre assign\u00e9es ne seront pas occup\u00e9es quand ils seront absens ou employ\u00e9s &#224; repr\u00e9senter un grade sup\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Le capitaine d&#39;une compagnie pourra &#234;tre remplac\u00e9 au commandement de sa compagnie par un officier d&#39;une autre compagnie, quand le chef de bataillon le jugera n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p><\/a><\/p>\n<div style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-style: italic;\"><a name=\"77\">Places des adjudans<\/a><\/span><a name=\"77\">.<br \/><\/a><\/div>\n<p><a name=\"77\"><br \/>En bataille, les adjudans-majors se placeront &#224; douze pas en arri&#232;re des serre-files, vis-&#224;-vis des cr\u00e9neaux des quatri&#232;mes pelotons : les adjudans sous-officiers, sur la m&#234;me ligne, vis-&#224;-vis des cr\u00e9neaux des sixi&#232;mes pelotons (<\/a><a href=\"#8\">8<\/a>)<a name=\"88\">. De ces places, ils seront &#224; m&#234;me de surveiller les serre-files, de r\u00e9p\u00e9ter les commandemens des chefs de bataillon, quand il y aura lieu, et de se porter rapidement en avant du front pour prendre une nouvelle ligne.<\/p>\n<p><\/a><\/p>\n<div style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-style: italic;\"><a name=\"88\">Places des g\u00e9n\u00e9raux et officiers sup\u00e9rieurs<\/a><\/span><a name=\"88\">.<br \/><\/a><\/div>\n<p><a name=\"88\"><br \/>Le commandant en chef n&#39;aura pas de place fixe. Il se portera au point d&#39;o&#249; il pourra diriger plus facilement l&#39;ex\u00e9cution du mouvement g\u00e9n\u00e9ral. Les chefs se placeront toujours de mani&#232;re &#224; &#234;tre entendus \u00e9galement du centre et des deux ailes de leur troupe. Dans les temps calmes et quand le bruit des armes n&#39;\u00e9toufe pas la voix, la place la plus avantageuse pour un chef est vis-&#224;-vis du centre de la ligne et &#224; la distance de la moiti\u00e9 de son front, quand on est en bataille, et en colonne &#224; la distance de la moiti\u00e9 de sa profondeur et vis-&#224;-vis son centre, en dehors du flanc de la ligne de direction.<\/p>\n<p>D&#39;apr&#232;s ce principe le g\u00e9n\u00e9ral commandant se tiendra assez \u00e9loign\u00e9 de la ligne ou du flanc de la colonne, pour laisser la distance suffisante aux g\u00e9n\u00e9raux de brigade, aux chefs de brigade et aux chefs de bataillon.<\/p>\n<p>La place de bataille des officiers sup\u00e9rieurs sera habituellement en arri&#232;re de la ligne de bataille ; lorsque le commandant en chef se portera en avant de la ligne, ils suivront son mouvement ; il en sera de m&#234;me en colonne, lorsque le commandant en chef se portera sur le flanc oppos\u00e9 &#224; la ligne de direction ; mais cela ne devra avoir lieu que lorsque des circonstances y forceront.<\/p>\n<p><\/a><\/p>\n<div style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-style: italic;\"><a name=\"88\">Observations<\/a><\/span><a name=\"88\">.<br \/><\/a><\/div>\n<p><a name=\"88\"><br \/>La c\u00e9l\u00e9rit\u00e9 et la correction des mouvemens \u00e9tant subordonn\u00e9es &#224; l&#39;exactitude de chaque officier &#224; se porter rapidement &#224; sa place, on d\u00e9terminera successivement, dans le courant de cette instruction, les places des officiers de tout grade, dans chaque mouvement.<\/p>\n<p><\/a><\/p>\n<div style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-style: italic;\"><a name=\"88\">INSTRUCTION pour former rapidement une demi-brigade.<\/a><\/span><a name=\"88\"><br \/><\/a><\/div>\n<p><a name=\"88\"><br \/>Les chefs de brigade attacheront une grande importance &#224; former rapidement leurs corps.<\/p>\n<p>Au premier coup de rappel, les chefs de rendront au lieu d&#39;assembl\u00e9e, d\u00e9sign\u00e9 d&#39;avance pour leur troupe. Les officiers et sous-officiers se rendront dans la rue de la compagnie, si c&#39;est dans un camp, et au lieu d&#39;alarme de la compagnie, si c&#39;est dans un camp, si c&#39;est en garnison ou en cantonnement. Le commandant de chaque compagnie placera ses serre-files sur un rang, et leur assignera les places qu&#39;ils doivent occuper en bataille, en d\u00e9signant chacun du bout de l&#39;\u00e9p\u00e9e. Il formera de suite sa compagnie sur le nombre de files demand\u00e9 d&#39;avance.<\/p>\n<p>L&#39;adjudant-major formera en m&#234;me temps la garde du drapeau &#224; la gauche du quatri&#232;me peloton. Il r\u00e9partira les trois files qu&#39;elle remplace et les files exc\u00e9dentes des pelotons les plus forts, pour compl\u00e9ter les plus faibles. Le chef de bataillon fera faire un roulement, pour annoncer aux compagnies qu&#39;elles doivent &#234;tre pr&#234;tes &#224; se r\u00e9unir.<\/p>\n<p>Il fera donner ensuite un coup de baguette, auquel les compagnies viendront se former sur la ligne ou sur le peloton d\u00e9sign\u00e9 d&#39;avant par le chef de bataillon. Cette formation se fera d&#39;apr&#232;s les principes que l&#39;on donnera pour les mouvements successifs par pelotons.<\/p>\n<p>Chaque bataillon \u00e9tant form\u00e9, le chef de brigade les \u00e9tablira correctement sur la ligne qu&#39;il doit avoir choisie d&#39;avance.<\/p>\n<p>Chaque compagnie devra &#234;tre form\u00e9e dans cinq minutes ; les compagnies d&#39;un bataillon devront &#234;tre r\u00e9unies dans le m&#234;me intervalle ; et le chef de brigade ne devra mettre que cinq minutes pour rectifier l&#39;alignement de la demi-brigade, qui devra donc &#234;tre form\u00e9e dans un quart d&#39;heure.<\/p>\n<p>(&#224; suivre&#8230;)<br \/><\/a><\/div>\n<\/div>\n<p><a name=\"88\"><br \/><\/a><\/p>\n<hr style=\"width: 100%; height: 2px;\" \/><a name=\"88\"><br \/><span style=\"text-decoration: underline;\">Notes (par Jakub Samek):<\/span> <\/a><\/p>\n<div style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-weight: bold;\"><a name=\"88\"><br \/><\/a><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><a name=\"88\">(<\/a><a name=\"1\" \/><a href=\"#11\">1<\/a>) Cette r\u00e9partition assure que les plus anciens chefs de peloton de chaque bataillon commandent les pelotons de droite ou de la t&#234;te (on va man&#339;uvrer habituellement en ordre directe), et que dans chaque division le chef du peloton de droite, qui sera le chef de division, est plus ancien que celui de gauche. Selon tous les r&#232;glements sur la formation de l&#39;infanterie (1er janvier 1791, 2 frimaire an 2, pour n&#39;en citer que deux exemples) les capitaines sont ainsi rang\u00e9s au moment de la nouvelle formation. Des changements survenus au cours d&#39;une campagne n&#39;influencent pas le placement du peloton dans son bataillon ; ajoutons que dans chaque bataillon les compagnies (de fusiliers) seront d\u00e9sign\u00e9es par num\u00e9ros, depuis 1 jusqu&#39;&#224; 8, par le r&#232;glement du 2 frimaire an 2, avant elles sont d\u00e9sing\u00e9es par les noms des capitaines qui les commandent.<\/p>\n<p>(<a name=\"2\" \/><a href=\"#22\">2<\/a>) &#8230;en ordre de bataille d&#39;une demi-brigade ; si les bataillons man&#339;uvrent s\u00e9par\u00e9ment, les grenadiers du troisi&#232;me restent sans doute &#224; sa droite (rappellons ici que le r&#232;glement de 1791, et celui du 15 mars 1792 sur la formation des bataillons d&#39;infanterie destin\u00e9s &#224; entrer en campagne, r\u00e9unit les deux compagnies de grenadiers du r\u00e9giment de deux bataillons et en forme une division qu&#39;il place &#224; la droite du premier bataillon, c&#39;est d&#39;ailleurs pourquoi on voit, sur les planches de l&#39;\u00e9cole de bataillon du r&#232;glement de 1791, un bataillon de dix pelotons ou cinq divisions).<\/p>\n<p>(<a name=\"3\" \/><a href=\"#33\">3<\/a>) Cette \u00e9galisation du nombre de files de chaque peloton est importante pour la sym\u00e9trie des formations et la r\u00e9gularit\u00e9 des man&#339;uvres. Le r&#232;glement de 1791 n&#39;en parle que g\u00e9n\u00e9ralement : \u00ab (&#8230;) on \u00e9galisera les pelotons dans chaque bataillon, en reversant &#224; cet effet, s&#39;il y a lieu, des hommes d&#39;une compagnie dans l&#39;autre. \u00bb (Formation d&#39;un R\u00e9giment en ordre de Bataille), \u00ab On \u00e9galisera, autant que possible, les pelotons&#8230; \u00bb (Evolutions de ligne, Formation des r\u00e9gimens en bataille devant leur quartier), aucun d\u00e9tail n&#39;est donn\u00e9.<\/p>\n<div style=\"margin-left: 40px;\">Comme on le verra plus bas, selon cette instruction de Schauenbourg c&#39;est l&#39;adjudant-major qui est charg\u00e9 de cette op\u00e9ration (voir l&#39;Instruction pour former rapidement une demi-brigade), selon le Manuel d&#39;infanterie (2e \u00e9dition, Paris, 1808, p. 506-507), c&#39;est l&#39;adjudant sous-officier :<\/p>\n<p>\u00ab 243. Lorsque l&#39;adjudant doit \u00e9galiser les pelotons, voici la mani&#232;re dont il s&#39;y prend : il sait &#224; l&#39;avance le nombre des files que chaque sergent-major peut et doit fournir, et calcule avec un crayon quel est le terme moyen qu&#39;il doit avoir au r\u00e9sultat pour chaque compagnie. ; il fait sortir du rang, au moyen du pas en arri&#232;re, l&#39;homme, la file ou les files de gauche des pelotons dans lesquels ce terme moyen se trouve outre-pass\u00e9 ; il ordonne &#224; ces files de se porter vers et derri&#232;re le centre du bataillon pour s&#39;y r\u00e9unir.<\/p>\n<p>\u00ab Il se rend lui-m&#234;me au point o&#249; se sont assembl\u00e9s ces hommes, et c&#39;est de l&#224; qu&#39;il distribue, en indiquant &#224; chaque file le peloton qu&#39;elle doit aller compl\u00e9ter.<\/p>\n<p>\u00ab Un adjudant habile doit en cinq minutes avoir \u00e9galis\u00e9 facilement les pelotons d&#39;un bataillon de huit cent hommes, puisqu&#39;en deux minutes ce sous-officier marchant seulement au pas acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 (un pas d&#39;adjudant doit &#234;tre au moins de cent vingt &#224; la minute), doit avoir parcouru le front qu&#39;on peut \u00e9valuer approximativement &#224; deux cent pas ; qu&#39;il faut peu pr&#232;s une minute pour les files surabondantes soient r\u00e9unies au centre ; et une minute pour qu&#39;elles soient rendues au lieu de leur nouveau placement.<\/p>\n<p>\u00ab Tout autre moyen serait plus long et moins s&#251;r, il aurait d&#39;ailleurs l&#39;inconv\u00e9nient de brouiller le rang de taille, de m\u00e9langer d&#39;une mani&#232;re d\u00e9sagr\u00e9able les pompons, et de n\u00e9cessiter m&#234;me le d\u00e9rangement et le replacement de tous les caporaux qui sont dans les rangs. \u00bb<\/div>\n<p>(<a name=\"4\" \/><a href=\"#44\">4<\/a>) Selon le r&#232;glement de 1791 c&#39;est un sergent-major au choix du colonel (chef de brigade). On ignore pourquoi le g\u00e9n\u00e9ral veut confier le drapeau &#224; un sergent.<\/p>\n<p>(<a name=\"5\" \/><a href=\"#55\">5<\/a>) Le r&#232;glement de 1791 forme la garde du drapeau des huit caporaux-fourriers de fusiliers. La raison pour les faire remplacer par les premiers sergents est plus \u00e9vidente que celle du remplacement du sergent-major porte-drapeau par un sergent : 1) les caporaux-fourriers sont des sous-officiers d&#39;administration choisis pour d&#39;autres capacit\u00e9s que d&#39;avoir le pas tr&#232;s exacte, qualit\u00e9 n\u00e9cessaire pour la garde du drapeau qui guide le centre du bataillon marchant en bataille ; 2) en route les caporaux-fourriers sont habituellement rassembl\u00e9s et d\u00e9tach\u00e9s pour arriver au g\u00eete avant la colonne et y pr\u00e9parer tous les d\u00e9tails n\u00e9cessaires pour le logement de leurs compagnies, leurs fonctions administratives les font souvent manquer &#224; l&#39;exercice pour des raisons de service, etc. C&#39;est en principe pour ces deux raisons qu&#39;il sont souvent remplac\u00e9s, &#224; la garde du drapeau, par les sergents.<\/p>\n<p>(<a name=\"6\" \/><a href=\"#66\">6<\/a>) Selon le r&#232;glement de 1791 les tambours seront plac\u00e9s &#224; quinze pas derri&#232;re le cinqui&#232;me peloton de leur bataillon. La raison de Schauenbourg pour les placer &#224; une double distance, c&#39;est peut-&#234;tre le fait que les compagnies de fusiliers sont, au moment de l&#39;\u00e9dition de son instruction en l&#39;an VI, de 123 hommes chacune selon le r&#232;glement du 2 frimaire an 2, tandis qu&#39;en 1791 elles ne sont qu&#39;&#224; 56 hommes sur le pied de paix et de 89 hommes sur le pied de guerre d\u00e9fini le 15 mars 1792. Les Tableaux synoptiques publi\u00e9es apr&#232;s 1810 pour les bataillons de six compagnies de 140 hommes reprennent la distance r\u00e9glementaire de quinze pas. <\/p>\n<p>(<a name=\"7\" \/><a href=\"#77\">7<\/a>) Appel\u00e9s dans ce r\u00f4le sergent d&#39;encadrement et caporal d&#39;encadrement par le r&#232;glement.<\/p>\n<p>(<a name=\"8\" \/><a href=\"#88\">8<\/a>) Le r&#232;glement de 1791 place l&#39;adjudant-major &#224; huit pas en arri&#232;re du rang des serre-files de son bataillon, vis-&#224;-vis le centre du demi-bataillon de droite, l&#39;adjudant (sous-officier) est vis-&#224;-vis le centre du demi-bataillon de gauche. Par les \u00ab cr\u00e9neaux \u00bb il faut comprendre les files des chefs de peloton, le g\u00e9n\u00e9ral Schauenbourg place alors les adjudants plus vers le centre du bataillon (vers le chef de bataillon), et les \u00e9loigne de quatre pas du rang des serre-files (peut-&#234;tre pour la raison d\u00e9j&#224; mentionn\u00e9e des effectifs plus importants des pelotons). Les Tableaux synoptiques reprennent les dispositions r\u00e9glementaires.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Instruction concernant les manoeuvres de l&#8217;infanterie, donn\u00e9e par l&#8217;Inspecteur g\u00e9n\u00e9ral de l&#8217;Infanterie de l&#8217;arm\u00e9e du Rhin. (\u00e9dition 1809)<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-377","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualites"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.austerlitz.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/377","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.austerlitz.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.austerlitz.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.austerlitz.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.austerlitz.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=377"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.austerlitz.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/377\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.austerlitz.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=377"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.austerlitz.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=377"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.austerlitz.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=377"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}